Cet article, écrit par Nell Saignes, est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°955, daté de septembre 2026.
« Des tonalités de téléphone, le moteur d’un frigo et des ‘buzz’ électroniques. » Voici comment Julien, 28 ans, décrit la cacophonie qui rythme sa vie depuis plus d’un an. Après une période de crise, ce programmeur passionné de musique a dû s’adapter à cette affection chronique et aux limitations qu’elle implique :« Mes acouphènes deviennent encore plus forts avec le bruit ambiant. À l’aide de bouchons d’oreilles sur mesure, je peux tolérer les transports en commun et les restaurants peu bruyants. Au travail, ma concentration reste affectée. J’ai renoncé aux concerts, trop risqués ; j’ai perdu une partie de moi-même.«

