Le cancer est généralement associé au vieillissement, car, avec l’âge, les mutations génétiques s’accumulent dans les cellules, augmentant le risque qu’elles échappent à leur programmation normale et deviennent dangereuses. Mais dans certains cas, rares, ce processus délétère survient dès l’enfance. Les cancers pédiatriques représentent moins de 2 % des cancers répertoriés dans les pays à haut revenu. Et la majorité de ces cancers chez les enfants ne sont pas imputables à des mutations présentes chez les parents, ce qui rend difficile d’en comprendre les causes. Des chercheurs de l’Université de Bergen, à Norvège, ont peut-être trouvé l’explication à ces cas de cancer précoce : dans une étude publiée le 14 octobre 2026 dans le journal Frontiers in Immunology ils montrent que ces patients ont souvent des anticorps qui ciblent leur propre corps… dont les mécanismes de réparation de l’ADN, ce qui pourrait expliquer cette accumulation rapide de mutations génétiques qui entrainent leur cancer.
Les enfants atteints de cancer ont des auto-anticorps spécifiques
Cette découverte partait d’un constat préalable : chez les patients avec cancer, les mutations génétiques peuvent modifier les protéines au point que le corps ne le reconnaisse plus et les attaque avec des anticorps. Ces nouveaux auto-anticorps peuvent ensuite se tromper et cibler la version non mutée de la protéine.

