L’ADN est en train de devenir le matériau biologique du futur. Microscopique, mais solide, durable, mais versatile, cette molécule est utilisée désormais pour fabriquer des nanorobots, pour garder de l’information, et même pour chiffrer des messages. L’une de ces utilisations potentielles est le transport de médicaments, une possibilité présentée par des chercheurs de l’Université de Genève le 27 mars 2026 dans la revue Nature Biotechnology. Cette nouvelle approche utilise deux molécules d’ADN pour attaquer des cellules cancéreuses de manière ultraspécifique, sans affecter les cellules environnantes.
Par Nicolas Gutierrez C. le Abonnés
Ce nouveau type de médicament s’active uniquement lorsque deux facteurs sont reconnus, assurant que seules les cellules tumorales sont attaquées.

Dans cette approche, deux brins d’ADN doivent interagir et former un double brin pour que le médicament soit libéré.
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