On vieillit tous… mais pas de la même façon. Certains aspects du vieillissement sont communs à tous les humains, notamment la perte de masse cellulaire de chaque organe du corps. Le cerveau n’est pas une exception : des neurones meurent et ne sont pas remplacés, réduisant son volume total. C’est en grande partie à cause de ce retrecissement cérébral que nos capacités cognitives déclinent, particulièrement la mémoire. Pourtant, certains privilégiés parviennent à repousser ce déclin et gardent, à 80 ans, une mémoire comparable à celle de quelqu’un de 50 ou 60 ans. Ces “supervieux” intriguent les experts, qui tentent désormais de comprendre les facteurs qui ralentissent leur vieillissement cérébral. C’est le cas notamment de l’Initiative de recherche sur le supervieillissement (SuperAging Research Initiative) menée par la neurologue Emily Rogalski à l’Université de Chicago. En comparant ces “supervieux” à des octogénaires “normaux”, ce projet est déjà parvenu à faire quelques découvertes étonnantes, la plus récente datant du 23 juillet 2026 dans le journal Alzheimer’s Research & Therapy.
Par Nicolas Gutierrez C. le Abonnés
Une étude états-unienne tente d’identifier les différences biologiques et de style de vie des “supervieux”, ces seniors de plus de 80 ans qui ont la mémoire de quelqu’un de 50.

Certaines personnes gardent une mémoire intacte malgré l’âge.
Photo par JEAN-PHILIPPE WALLET / PHOTONONSTOP / PHOTONONSTOP VIA AFP
