Les naissances prématurées représentent la première cause de mortalité avant l’âge de 5 ans dans le monde, avec environ 1 million de décès chaque année. La plupart des cas sont difficiles à prévoir, car ils surviennent sans aucun signe préalable ni facteur de risque connu. Mais on sait que le système immunitaire de la mère pourrait jouer un rôle : la fin de la grossesse se caractérise par un état pro-inflammatoire, qui aiderait à déclencher l’accouchement. Lorsque ce basculement immunitaire survient plus tôt, le risque de prématurité augmente.
Pour comprendre comment diminuer ce risque, des chercheurs de Stanford ont conçu un jumeau numérique du système immunitaire des femmes enceintes. Leur modèle, présenté le 21 octobre 2026 dans Science Advances, permet de prédire les changements immunitaires et le moment de l’accouchement… ainsi que les traitements qui peuvent repousser l’échéance pour éviter la prématurité.

