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Drogues et précarité : « L’Ile-de-France aurait besoin de plus de salles de consommation »

février 5, 2026

Par Astrid Saint Auguste le Abonnés

Les haltes soins addictions, salles de consommation supervisée de drogues, continueront à accueillir les usagers en grande précarité jusqu’en 2027. La prolongation de l’expérimentation est une reconnaissance, un peu frileuse, de leur utilité. Entretien avec le chef de service de la HSA de Gaïa-Paris, Jamel Lazic.

Il n’existe que deux salles de consommation supervisée de drogues, appelées aujourd’hui haltes soins addictions (HSA), en France. L’une est à Paris, l’autre à Strasbourg. Elles accueillent les plus précaires des usagers de drogues : des sans-abris, loin de tout parcours de soins. Elles ont vu le jour en 2016. Elles reposent sur la nécessité de réduire les risques encourus par la consommation de drogues en mettant à disposition du matériel stérile, un lieu sécurisant et du personnel formé. Les HSA dont l’impact a été évalué scientifiquement évitent à ces personnes précaires des complications sanitaires. Contrairement aux craintes exprimées par les opposants lors de leur ouverture, elles n’engendrent pas plus de délinquance dans les quartiers qui les accueillent. L’expérimentation de ces haltes soins addictions arrivait à échéance le 31 décembre 2025. Un arrêté a prolongé cette expérimentation de deux ans.

Jamel Lazic est le chef de service de la halte soins addictions parisienne située dans le quartier de la gare du Nord. Cette HSA est gérée par l’association médico-sociale Gaïa. Il répond aux questions de Sciences et Avenir.

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