Synthétiser un être vivant à partir de zéro, voici l’ambition de la biologie synthétique. Un domaine scientifique qui avance rapidement, et qui montre déjà des résultats concrets. C’est notamment le cas des virus, les êtres les plus simples (au point qu’il n’y a pas encore de consensus sur leur statut d’être vivant), et donc les plus faciles à fabriquer. L’exemple le plus récent a été présenté le 23 janvier 2026 dans la revue PNAS, par des chercheurs du New England Biolabs et de l’Université de Yale, aux États-Unis, grâce à une méthode novatrice.
Ce bactériophage viendrait renforcer notre arsenal contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. Pour mieux comprendre leur méthode et les utilisations potentielles de ce virus synthétique, Science and Future a discuté avec les deux directeurs de l’étude, le biochimiste Greg Lohman du New England Biolabs et le virologue Paul Turner de l’Université de Yale.

