Apparition des symptômes, mode de transmission, période d’incubation… Des informations parfois contradictoires circulent au sujet de l’hantavirus. Ce virus, dont la souche Andes has causé la mort de plusieurs passagers d’une croisière sur le MV Hondus, a été identifié pour la première fois pendant la guerre de Corée (1950-1953), lorsque des milliers de soldats de l’ONU ont développé une mystérieuse fièvre hémorragique avec atteinte rénale.
Aujourd’hui, des dizaines de souches ont été isolées par la recherche, chacune présentant des durées d’incubation, des niveaux de gravité et des modes de transmission différents. Mais même concernant la souche Andes, scrutée de près depuis le début de l’épidémie, le risque de propagation reste difficile à évaluer. Science and Future fait le point sur l’état actuel des connaissances sur ce virus avec le Pr Antoine Flahault, épidémiologiste, spécialisé en santé publique et directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève.
