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Hôpitaux publics: l’activité est restée « très dynamique » en 2025

mars 18, 2026

L’activité des hôpitaux publics est restée « extrêmement dynamique » en 2025 selon la Fédération hospitalière de France: le nombre de séjours hospitaliers a progressé de 4,7%, après déjà 4,3% en 2024.

En deux ans entre 2023 et 2025, en excluant l’obstétrique (le nombre de naissances diminue en France, ndlr), le nombre de séjours en médecine et chirurgie a même « augmenté de près de 10% », selon la FHF.

Le nombre de séjours annuels dans les établissements publics est passé de 13,4 millions en 2010 à 17 millions en 2024, montrant que « l’hôpital public continue d’assumer une part essentielle de la réponse aux besoins de santé de la population », a estimé lors d’une conférence de presse Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF.

Le nombre de séjours ambulatoires (sans nuitée) augmente particulièrement vite: +19% en deux ans, contre +3,3% pour les hospitalisations avec hébergement.

Pour autant, la situation financière des établissements reste « très préoccupante »: le déficit prévisionnel est estimé à 2,5 milliards d’euros dans les hôpitaux fin 2025, 2,7 milliards en incluant les Ehpad et autres activités médico-sociales, après 2,9 milliards au total en 2024, a indiqué Mme Riet.

La déléguée générale a constaté « une très légère amélioration globale liée notamment à l’impact de la hausse d’activité et aux revalorisations ciblées demandées et obtenues » l’année dernière sur certaines activités « sous-financées » (réanimation, médecine et chirurgie lourdes, pédiatrie, soins palliatifs).

La dégradation de la situation financière observée depuis 2020 « ne résulte pas de dysfonctionnements internes, mais de décisions nationales insuffisamment compensées », a poursuivi Mme Riet.

Ainsi, a-t-elle rappelé, les récentes revalorisations salariales des soignants, décidées notamment à l’occasion du Ségur de la Santé, n’ont « pas été totalement compensées » dans le budget des hôpitaux.

La FHF estime le sous-financement de récentes décisions politiques à « 1,7 milliard d’euros en cumulé fin 2024 hors inflation ». Elle estime par ailleurs le sous-financement de l’inflation à environ 1,3 milliard d’euros « pour la seule année 2024 ».

Elle a appelé les pouvoirs publics et candidats à la présidentielle 2027 à réfléchir à des « réformes structurelles » pour mieux organiser les soins sur le territoire et « une loi de programmation en santé », pour garantir le bon financement des besoins de santé à long terme.

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