Entre 10.000 et 10.500 nouveaux internes en médecine devraient intégrer les hôpitaux en novembre, a estimé le 3 mars 2026 la Conférence des doyens de médecine, qui se félicite d’une hausse conséquente depuis deux ans, après une chute provoquée en 2024 par la réforme du concours d’internat.
Les internes sont des étudiants de troisième cycle (à partir de la septième année) qui exercent à plein temps à l’hôpital ou en ambulatoire. Pour accéder à l’internat, les étudiants passent un concours en sixième année, afin de choisir leur future spécialité et la ville dans laquelle ils effectueront l’internat.
Une réforme entrée en vigueur en 2024 a introduit pour la première fois une note éliminatoire à l’épreuve écrite ainsi qu’une épreuve orale et a fortement amaigri la promotion de nouveaux internes : une partie des étudiants a stratégiquement décidé de redoubler sa cinquième année, pour ne pas essuyer les plâtres du nouveau concours. Seulement 8.500 internes ont alors intégré l’hôpital, contre 9.500 habituellement, dans un contexte de tensions persistantes sur les effectifs de médecins à l’hôpital. Pour la promotion 2025, 8.961 postes d’interne ont ensuite été ouverts.
Cette année, 10.590 étudiants (94,2% de la promotion) ont été « admis » à l’épreuve écrite et passeront les épreuves pratiques, baptisées ECOS, en juin, a indiqué mardi Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyens de médecine. Le nombre d’admis aux ECOS et donc de futurs internes est « difficile à évaluer » mais « probablement, le chiffre se situera normalement entre 10.000 et 10.500« , s’est-elle réjouie.
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« Nos facultés de médecine sont pleines »
On forme de plus en plus de médecins et aujourd’hui « nos facultés de médecine sont pleines : entre 2018 et 2025, (…) on a augmenté d’environ 20% le nombre d’étudiants » qui entrent en début de cursus, en deuxième année de médecine, pour arriver à 12.000 étudiants.
Selon plusieurs syndicats, les internes représentent 40% de l’effectif médical hospitalier et leur diminution en 2024 avait alourdi la charge de travail et les gardes des praticiens en poste. Les internes participent largement à faire tourner les services, notamment aux urgences, et travaillent plus de 50 heures par semaine selon le syndicat qui les représente, l’ISNI.