Les xénogreffes ont peut-être enfin trouvé leur raison d’être : un pont vers une greffe avec un organe humain. Plusieurs tentatives de xénotransplantation, où on insère un organe d’une autre espèce chez l’humain, ont eu lieu ces cinq dernières années, mais elles ont toutes fini par échouer. En cause, le rejet immunitaire qui attaque le nouvel organe et qu’on ne parvient toujours pas à éteindre complètement. Pour éviter ce rejet, on utilise des organes provenant de cochons modifiés génétiquement pour “ressembler” le plus possible aux organes humains. Ces efforts ont réussi à diminuer la probabilité de rejet aigu (lorsque l’organe est attaqué tout de suite après la greffe), mais, tôt ou tard, l’organe porcin finit par être reconnu comme un intrus et attaqué en conséquence. La possibilité de les utiliser comme de vraies alternatives aux organes humains est donc encore lointaine, mais ils pourraient tout de même sauver des vies : des chercheurs de l’hôpital général du Massachusetts et de l’Université de Harvard ont montré la voie, avec le premier cas de xénogreffe comme relai en attendant la disponibilité d’un organe humain compatible. Cette première a été publiée le 3 septembre 2026 dans The Lancet.
Santé
Première : une xénogreffe sert de pont en attendant un greffon humain
Par Nicolas Gutierrez C. le Abonnés
Un patient de 66 ans a vécu avec un rein provenant d’un cochon modifié génétiquement pendant neuf mois, en attendant une transplantation avec un rein humain compatible.

Les xénogreffes de rein pourraient permettre aux patients de se passer de dialyse en attendant un greffon humain.
Photo par PHILIPPE HUGUEN / AFP
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