Qu’on l’apprécie ou qu’on s’en plaigne, tout le monde a un avis sur le télétravail. Instauré dans les entreprises au moment de la pandémie de Covid-19 en 2020, le travail à distance, total ou partiel, a perduré jusqu’à aujourd’hui dans certains secteurs. Dans une étude publiée dans la revue Science, une équipe de chercheurs a voulu comprendre les effets à long terme sur la santé mentale qu’entraîne cette façon de travailler. Les résultats, contrastés, montrent surtout un effet délétère chez les personnes qui vivent seules.
Difficile de mesurer l’effet du télétravail sur la santé mentale d’un individu, sans que les résultats ne se mélangent avec d’autres facteurs pouvant influencer le bien-être. Pour en distinguer l’impact réel, les chercheurs ont comparé la santé mentale des travailleurs ainsi que le temps passé seul avant et après la pandémie de Covid-19. L’étude, qui s’étend de 2011 à 2024, inclut un total de 588.322 participants, tous américains. Parmi eux, deux groupes ont été constitués : d’un côté les personnes exerçant un travail pouvant se faire à distance (les développeurs, les juristes, etc.), de l’autre celles qui doivent se rendre au travail tous les jours (à l’instar des infirmières).

