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Santé publique France : des parlementaires socialistes dénoncent une « reprise en main »

avril 17, 2026

Des parlementaires socialistes et apparentés, dont l’ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau, appellent dans une tribune le gouvernement à renoncer à retirer des prérogatives à l’agence Santé publique France, qu’ils qualifient d’alarmante « reprise en main« .

Le 30 janvier, le ministère de la Santé a annoncé sa décision de retirer à SpF « deux de ses principales fonctions : les campagnes de prévention, ainsi que la gestion de la réserve sanitaire et de l’établissement pharmaceutique« , rappellent les signataires dans ce texte mis en ligne le 17 avril 2026 sur le blog de Médiapart.

La ministre de la Santé Stéphanie Rist justifie par la recherche d’une meilleure « efficacité » le « transfert » de ces missions, principalement au ministère de la Santé. Mais « cette décision inquiète l’ensemble des acteurs : scientifiques, associations, professionnels de santé de la santé publique« , poursuivent les signataires alors que 350 acteurs du secteur ont appelé mi-février le gouvernement à renoncer au projet et que plusieurs centaines de salariés ont manifesté le 7 avril aux abords de l’Assemblée nationale.

Une décision prise sans « concertation ni discussion démocratique« , dénoncent les signataires

Ces députés et sénateurs, parmi lesquels le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud et la sénatrice et ancienne ministre Laurence Rossignol, dénoncent une décision prise sans « concertation ni discussion démocratique« , après « un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales » non public.

Or « l’urgence est au renforcement de l’indépendance scientifique des campagnes de santé publique et à la protection des institutions éloignées des orientations partisanes et de l’influence des groupements d’intérêts« , estiment les dix élus, appelant le gouvernement à « renoncer à son projet ».

La prévention sur le tabac, l’alcool, les addictions, la santé sexuelle, la vaccination ne doit « être guidée que par des priorités de santé publique » et gérée par « un organisme éloigné des enjeux politiques, qui s’appuie sur un travail scientifique pour déterminer les campagnes à mener« , insiste leur tribune.

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