bone-smashing-:-la-dangereuse-illusion-d’une-machoire-plus-virile

Bone-smashing : la dangereuse illusion d’une mâchoire plus virile

juillet 13, 2026

Par Laetitia Maouchi le Abonnés

Popularisée sur les réseaux sociaux, la pratique du « bone-smashing » consiste à se frapper le visage dans l’espoir de remodeler sa mâchoire et ses pommettes. Présentée comme une méthode pour obtenir un visage plus viril, elle ne repose sur aucune preuve scientifique et expose pourtant à des risques bien réels, alertent les chirurgiens maxillo-faciaux.

Des vidéos et publications sur cette pratique dangereuse circulent sur les réseaux sociaux

Des vidéos et publications relayant cette pratique circulent sur plusieurs plateformes, où elles promettent, sans preuve scientifique, de rendre la mâchoire plus carrée.

Pexels

La polémique a refait surface ces dernières semaines en France, le streamer américain Clavicular, a fait étape à Paris, où il a été royalement ignoré par les Parisiennes qu’il abordait dans la rue. Il est devenu célèbre par sa méthode de “bone-smashing”, qui consiste à se frapper le visage, surtout la mâchoire et les pommettes, avec un objet dur, parfois un marteau, pour “sculpter” des traits plus “carrés”, plus “virils”. Sa logique repose sur la cicatrisation osseuse, ici complètement détournée. Les adeptes de cette pratique s’appuient bien souvent sur une mauvaise interprétation de la capacité des os à se remodeler sous certaines contraintes mécaniques, un phénomène bien réel mais qui ne s’applique pas de cette manière aux os du visage chez l’adulte. Derrière le vocabulaire pseudo-scientifique, les médecins tirent la sonnette d’alarme.

“D’un point de vue anatomique, il ne se passe pas grand-chose, il ne se passe rien du tout même, c’est ça le problème”, explique à Sciences et Avenir le docteur Serge Ketoff, chirurgien maxillo-facial et stomatologue, exerçant à Paris. “Ça n’a aucune action sur la croissance de l’os.”

Réseaux sociaux Chirurgie esthétique Psychologie

Newsletter Sciences et Avenir

S'inscrire aux newsletters

Santé : les articles les plus lus

fr_FRFrench