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La frontière mouvante entre neurologie et psychiatrie

janvier 3, 2026

Par Cécile Coumau le Abonnés

Depuis la fin du 19 siècle, ces deux disciplines traitant des maladies du cerveau semblaient irréconciliables. L’arrivée des neurosciences fait aujourd’hui vaciller cet héritage. Une vieille histoire qui trouve un nouveau commencement.

Hôpital Sainte-Anne

Stéréo-électroencéphalographie (SEEG) menée en 1967 à l’hôpital Sainte-Anne par le psychiatre puis neurochirurgien Jean Talairach (à droite), créateur de cette technique.

PAUL ALMASY / AKG IMAGES

Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°947, daté janvier 2026.

Quand Aloïs Alzheimer observe, en 1906, les plaques et dégénérescences dans le cerveau d’Auguste D., il signe l’acte de naissance d’une maladie qui portera son nom. Quatre ans plus tard, pour la première fois, dans une nouvelle édition de son grand traité de psychiatrie, Emil Kraepelin fait passer un trouble de la psychiatrie à la neurologie. L’observation d’une lésion justifiait de séparer ce cas des autres formes de démence. Une bascule emblématique de la frontière qui va longtemps séparer maladies « du cerveau » et troubles « de l’esprit ». Et qui reflète les tensions récurrentes entre neurologie et psychiatrie, un couple qui n’a cessé d’avoir des relations tumultueuses.

Psychiatrie Neurosciences Neurologie

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