Contrairement aux idées reçues, l’être humain ne cesse d’évoluer. Boostée par les migrations et le métissage, la sélection naturelle continue de favoriser des variants génétiques bénéfiques. C’est ainsi que des mutations protectrices contre le paludisme ont été sélectionnées en Amérique latine et à Madagascar ce dernier millénaire. Et l’Europe n’est pas l’exception : les grandes migrations qui ont façonné les peuples européens durant ces dix mille dernières années ont entraîné un grand brassage génétique, ce qui a donné plus de possibilités à la sélection naturelle d’agir.
Une nouvelle étude de Harvard, publiée le 15 avril 2026 dans Nature, met en lumière certains variants génétiques qui ont fait l’objet d’une sélection positive durant cette période dans le continent, en grande partie grâce à leur effet protecteur contre des maladies infectieuses.
