Les cas de rougeole ne cessent d’augmenter et la situation va sûrement empirer. En cause, la baisse du niveau vaccinal, responsable de la plus grande épidémie de rougeole aux États-Unis en 35 ans : en 2026, il y a déjà eu 2.318 cas en seulement sept mois, dépassant le chiffre total de 2025 (2.289). Cette dynamique ascendante se retrouve aussi en France et dans le globe entier, en grande partie à cause de la montée du vaccinoscepticisme. Au point que des experts commencent à chercher des alternatives à la vaccination pour diminuer le nombre de cas et atténuer la gravité de la maladie chez les personnes infectées. Des chercheurs de l’université de l’état de Géorgie aux États-Unis viennent de présenter une de ces alternatives : un antiviral qui pourrait être administré même après l’infection et qui diminuerait considérablement la contagiosité des personnes infectées, tout en protégeant leur santé. Leurs résultats ont été publiés le 24 juillet 2026 dans Nature Microbiology.
Par Nicolas Gutierrez C. le Abonnés
La rougeole revient en force partout dans le monde à cause d’une chute importante du niveau vaccinal des populations. Cet antiviral aiderait à protéger les personnes infectées et réduirait leur contagiosité.

L’épidémie de rougeole (measles) aux États-Unis est la plus importante depuis 35 ans.
Photo par JAN SONNENMAIR / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
