Et si certaines dépressions étaient provoquées par un excès d’inflammation ? Les causes précises de cette maladie psychique sont difficiles à élucider, peut-être parce qu’elles pourraient différer d’un patient à un autre. Un faible taux de sérotonine chez les uns, un manque de noradrénaline ou d’autres neurotransmetteurs (acide gammaaminobutyrique, glutamate, etc.) chez d’autres…
Une autre piste pourrait être l’inflammation : près d’un tiers de patients présentent une inflammation chronique, avec des niveaux élevés de protéines proinflammatoires, telles que l’interleukine 6. Des chercheurs des universités britanniques de Bristol et Cambridge, et de l’University College London, ont testé cette hypothèse en traitant la dépression avec une immunothérapie qui ciblait ces molécules responsables de l’inflammation. Les résultats, publiés le 20 mai 2026 dans JAMA Psychiatry, montrent que cette approche pourrait être efficace chez une partie des patients.

