Cet article est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°947, daté janvier 2026.
Le soir, avant de s’endormir, Taichi Itoh, professeur adjoint à la faculté des arts et des sciences de l’université de Kyushu, au Japon, plonge avec délice dans un monde de tentacules et de réseaux neuronaux. « Je me demande si les transitions entre l’activité et la quiescence [repos] que j’observe chez les cnidaires pourraient refléter, d’une manière profondément conservée, les transitions constatées dans le sommeil humain, par exemple entre les phases à ondes lentes et les phases de sommeil paradoxal, confie-t-il. Je me demande également si ce que nous appelons ‘rêves’ chez les humains pourrait avoir un équivalent primordial dans le réseau nerveux de l’hydre commune pendant son état de sommeil, peut-être en réorganisant les connexions synaptiques ou en réinitialisant l’équilibre homéostatique [un mécanisme interne de régulation qui maintient la température, la glycémie ou l’équilibre hydroélectrolytique, grâce aux systèmes nerveux et endocriniens]. »
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